
Après une réunion de deux jours à Johannesburg à laquelle ont participé 22 femmes au total - participantes, accompagnatrices, conseillères et organisatrices - pour le lancement du programme financé par l’agence Sida « Les femmes dans les médias » (Women in News = WIN), toutes s’activaient pour préparer les rencontres nationales à venir. La WAN-IFRA a demandé à Pamela Dube Kelepang, éditrice du journal The Voice au Botswana et Leatile Gaolape, responsable administrative et des ressources humaines du Guardian au Botswana de parler de leurs expériences et des moments forts qu’elles ont vécus pendant ces deux journées.
WAN-IFRA : Qu’attendez-vous de ce programme ?
Pamela Dube Kelepang : D’abord, je me demandais vraiment ce qu’on allait bien pouvoir faire, mais une fois que nous avons commencé à discuter et à parler ouvertement, j’ai compris que tout cela était vraiment lié au développement personnel et ça m’a fascinée.
WAN-IFRA : Avez-vous l’impression d’avoir commencé à cheminer sur la voie du développement personnel ?
Pamela Dube Kelepang : Oui, je le pense. La session avec Paula Fray notamment a eu un fort impact sur moi. J’avais l’impression de regarder dans la glace et de voir deux personnes, celle que je suis et celle que je voudrais être. Ça, ça m’a vraiment fascinée. Ce qui est bizarre aussi, c’est que je connais Beata [Beata Kasale, fondatrice et éditrice de The Voice] depuis longtemps, mais quand elle a commencé à parler de ses débuts avec The Voice, je me suis aperçue que je ne savais pas grand-chose finalement. J’étais au courant de certaines choses et le reste n’était basé que sur des suppositions de ma part. J’avais supposé qu’elle avait élaboré son concept, que les banques l’avait écoutée et puis voilà. Mais d’entendre qu’elle avait été jusqu’en Namibie pour rassembler des idées sur le monde des médias, ça m’a fascinée. Des petites choses comme cela font la différence, cela ouvre d’autres horizons pour moi.
WAN-IFRA : Et les sessions d’accompagnement individuel ? Comment les avez-vous trouvées ?
Leatile Gaolape : La mienne était formidable ! Toute cette séance d’accompagnement sur ce que j’ai fait, où j’en suis, ce que je veux faire encore, l’établissement d’un plan de carrière : c’était excellent. Nous avons établi un plan sur cinq ans, puis l’avons élargi à 10 ans. Comment et où est-ce que je me vois dans 10 ans ? J’ai maintenant une voie réaliste à suivre.
WAN-IFRA : Aviez-vous déjà suivi un programme d’accompagnement de ce genre auparavant ?
Pamela Dube Kelepang : Au cours de ma carrière, j’ai eu l’expérience d’un certain accompagnement informel sans vraiment m’en rendre compte. Je pense que chaque reçoit ce genre d’accompagnement lui permettant de progresser et d’atteindre le prochain niveau. Mais cet accompagnement formel, structuré m’a vraiment ouvert les yeux. Heureusement, ma séance a eu lieu vers la fin, lorsque mon esprit avait eu le temps de s’ouvrir à ce genre de choses. Je n’ai donc pas eu de problèmes pour parler ouvertement à l’accompagnatrice. Si ma séance avait eu lieu au début de cette rencontre, je ne sais si j’aurais été si ouverte et me serais sentie autant à l’aise vis-à-vis d’elle. À la fin du programme, c’est plus facile.
Leatile Gaolape : Les questions que les accompagnatrices ont posées nous ont aidées, même pour des interviews. Elles ont facilité l’accompagnement personnel bien sûr, mais je pense qu’elles nous ont aussi aidées d’une certaine façon dans d’autres domaines.
L’accompagnatrice m’a demandé ce que je préférais dans mon travail et ça m’a ouvert les yeux aussi, car parfois je travaille, je travaille sans relâche sans même penser à mes centres d’intérêt. Cela m’a fait du bien de me remémorer ce qui me plaît dans ce travail et de penser à l’avenir.
Les prochains événements dans le cadre du programme « Femmes dans les médias » (WIN) sont les rencontres nationales du 2 août 2010 qui auront lieu simultanément au Botswana, en Namibie et en Zambie.





