Lancée le 13 juillet à Paris, la publication bimensuelle gratuite Afriscope vise à promouvoir la richesse de la culture africaine et de ses principales figures en France et à l’étranger. Diffusée à 50.000 exemplaires, cette première édition de 32 pages passe en revue les principales manifestations et l’actualité africaines, traitant également de questions sociales et de la vie quotidienne.
Afriscope est publié par Africultures, une publication trimestrielle payante conçue comme étant un forum de réflexion, d’expression et de compréhension pour les chercheurs. “Au bout de neuf années d’existence et de 65 éditions, Africultures est devenue la référence en terme de publications culturelles africaines éditées en France et dans l’Afrique francophone, avec 17.000 visiteurs en ligne par jour et 65.000 abonnés à sa lettre d’information”, a déclaré Akoyo Mensah, la rédactrice en chef d’Afriscope, dans un entretien accordé à RAP 21. “Grâce à ce succès et en tenant compte du désir de jouer un rôle dans la reconnaissance de la diversité culturelle en France, nous avons décidé de lancer Afriscope.”
Selon Mensah, il y avait un vide à remplir. “Toutes les initiatives précédentes civiques et culturelles traitant de l’Afrique souffraient généralement d’un manque de visibilité dans la société française. En outre, les principaux médias africains n’accordent quasiment pas d’espace à la culture africaine”, a-t-elle ajouté. “Cependant une des principales questions sociales se posant aujourd’hui en France est d’élargir la reconnaissance et l’acceptation de la richesse multiculturelle que possède ce pays. Grâce à une stratégie de diffusion novatrice, et au fait que ce journal est gratuit, nous espérons qu’Afriscope permettra à davantage de gens d’être informés des initiatives culturelles et des inégalités sociales et identitaires.”
A l’avenir, Mensah n’exclut pas la possibilité d’étendre la portée de sa publication. “Nous aimerions étendre la distribution d’Afriscope à toutes les grandes villes françaises, ainsi qu’aux capitales africaines. Mais d’ici là, Afriscope sera accessible sur Internet, ce qui le rendra plus accessible pour les Africains.”





