Comme toute activité humaine, le métier de journaliste comporte des risques. Mais contrairement aux autres métiers, les risques inhérents à celui de journaliste sont non seulement multiples, mais complexes. On pourrait même penser, à la lumière de certaines réalités, que ce métier ne comporte que des risques en général en Afrique et au Cameroun en particulier. Le Cameroun, marqué par la vague de la démocratie des années 90 où les autorités en majorité issue du monolithisme ont encore du mal à abandonner les vieilles attitudes dictatoriales, la dictature ayant la peau dur dans ce pays.
Au lendemain de l’union des deux Allemagnes à savoir, l’Est et l’Ouest et la destruction du mur de Berlin considéré comme le mur de la honte, on entrera ainsi dans une phase de grand discours en faveur de la démocratie et des droits de l’homme qui vont appeler beaucoup de dictateurs à se remettrent en cause. C’est ainsi que beaucoup de pays Africains à l’instar du Cameroun de s’autoproclamer « champion du monde toute catégorie confondue » de la démocratie , des libertés et des droits de l’homme afin de pouvoir bénéficier des faveurs des bailleurs de fonds comme le F.M.I ou la banque mondiale qui conditionnent l’aide aux pays qu’à une démocratie avancée et le respect des libertés et des droits de l’homme.
Mission impossible pour les autorités du Cameroun, car la fin de la fin de la dictature serait aussi la fin des délices d’un pouvoir lié aux abus et aux malversations financières.
C’est dans un contexte de démagogie que les autorités en place vont mener leur action vis à vis des bailleurs de fonds. Et c’est ainsi que va commencer la guerre entre le pouvoir et la presse. Un pouvoir muni de gros armes et de sa police répressive face à de braves gens qui n’ont pour armes que leur plume. quelle honte. Au Cameroun les risques des journalistes dans l’exercice de leur métier ira du plus banal au plus grave comme l’exclusion, la mort sociale, l’humiliation, la privation des libertés, l’exil, la mort physique . Pour preuve où est donc passé l’éminent journaliste Eric Chindjé sans doute parti du Cameroun par un coup de tête du président Paul Biya qui lui avait dit lors d’un entretien avec la presse, qu’il suffisait juste de se geste pour le faire partir. Et le président Biya de continuer en déclarant que : « le Cameroun c’est le Cameroun » comme quoi au Cameroun il a le droit décision sur le sort des citoyens comme il entend et ce sont là les réalités du Cameroun. Quelle dictature.
Le pouvoir en place au Cameroun doté de son attitude dictatorial à toujours considéré la presse comme adversaire à abattre. Pour preuve combien de journaux ont été suspendu au Cameroun, ou encore par combien peut- on multiplier la censure qui n’est d’autre qu’un moyen de tuer la presse. Ce pouvoir qui ne pense qu’à ce que la presse parle en bien d’elle et ne s’empêche pas d’aller souvent tenter de manipuler ou corrompre certains journalistes. Le journaliste qui refuse ces faveurs est aussitôt indexé d’abord par la presse dite d’Etat n’exerçant qu’à la faveur du gouvernement en place. A partir de ce moment la machine de répression est mise marche : intimidations, menaces de mort, censure et saisie administratives de la publication pour laquelle il travaille, harcèlement fiscal etc.. . le pouvoir engage tout qui va le réduire au silence.
Des exemples patents comme le journal « Mutation »ou encore le « Messager » de Puis Njawe et même la publication « Scores 2000 » donc Yepndjo Georges jeune rédacteur obligé aujourd’hui d’exercer son métier hors de son pays car victimes de plusieurs menaces et interpellations par les autorités en place. Tous les journaux Camerounais sont victimes de cette barbarie . les journalistes , autres employés , des vendeurs à la crié et d’autres dépositaires subissent la pire répression des autorités du fait d’une indépendance qu’ils ne veulent pour rien au monde compromettre et accepter les faveurs de ce pouvoir pilleur d’économie qui ne pense qu’à se servir au de servir le peuple.
Il faut pour autant noter que toutes ces répressions faites sur la presse et ses journalistes sont le plus souvent fait dans l’illégalité , et force est reconnaître la malice du pouvoir au Cameroun qui s’appuient sur des lois taillés à juste mesure afin de ne pas être interpellé par l’opinion publique . C’est ainsi que la plupart du temps le pouvoir s’appuiera sur des termes comme : l’ordre public, bonne m¦urs, outrage au président de la république : quelle honte pour donner raison à une justice où les lois sont bafouées et la bêtise applaudie. Sinon comment croire que de nombreux journalistes au Cameroun dans le souci de bien faire leur boulot se voient torturés et détenus abusivement dans des prisons, et même assassinés. Où est donc passé l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 dans ce pays qui stipule que : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et répandre , sans considération de frontières , les informations et idées par quelque moyen d’expression que ce soit . » . Au Cameroun les journalistes de la presse privée généralement appelé par les autorités journalistes de l’opposition sont mis à l’écart des cérémonies , des manifestations , des voyages officiels et des refus d’accréditations aux évènements les empêchant ainsi d’aller mieux regarder afin de dénoncer. Le journaliste camerounais pour peu qu’il veule bien exercer honnêtement sa profession deviendra la cible de toute sorte d’accusation et c’est sans doute pourquoi beaucoup d’entre eux sont obligés d’aller vers les pays de grandes démocratie comme la France, les U.S.A et la Grande - Bretagne échappant ainsi à ce pouvoir dictatoriale et barbare et surtout pour mieux exprimer leur liberté de penser.
Au Cameroun comme dans beaucoup de pays Africains , les autorités font subir aux journalistes des choses terribles, mais c’est encore pire car tout ce passe dans l’ombre et le secret.
Aux autorités en place en Afrique et au Cameroun en particulier noter que toute information quel qu’en soit le sujet, est la lumière et surtout un guide pour une Afrique ou un Cameroun en quête de développement et de croissance. Il est aussi vrai que se développement passera par une presse libre et indépendante, le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression et d’opinions des citoyens.





