"Les écoles sont nos principaux partenaires", explique Barbara Kaija,
responsable des articles magazine. "Dans le projet pilote, nous vendons le
journal aux écoles à moitié prix, puis nous donnons aux élèves inscrits
(âgés de 9 à 11 ans) une fiche d’exercices comprenant douze activités. Ils
peuvent les faire selon leur propre rythme, à la maison ou à l’école.
L’objectif est simplement de s’assurer qu’ils lisent. A la fin du projet,
ils recevront des certificats et quelques cadeaux souvenirs, comme des
t-shirts", dit-elle.
Ce projet concerne 1.800 enfants qui fréquentent les 11 écoles sélectionnées
à Kampala, la capitale, et qui reçoivent le journal deux fois par semaine.
"Comme c’est la première fois que nous organisons un projet sur le Journal à
l’Ecole nous avons limité cette campagne à seulement 11 écoles car nous ne
voulions par être débordés", souligne Mme Kaija.
Elle précise que New Vision a choisi des écoles proches de la capitale "afin
que les frais de transport vers les écoles, pour distribuer le journal et
les outils pédagogiques, soient réduits au minimum".
En plus des économies réalisées sur les coûts de transport, le journal n’a
pas eu à dépenser beaucoup d’argent pour organiser ce programme. "Le seul
matériel que j’ai amené, c’était de la colle et des ciseaux. Les écoles ont
payé le journal à moitié prix", note Mme Kaija.
Le journal a également demandé aux parents d’aider leurs enfants pour toutes
les activités difficiles et d’acheter des copies du journal pour leur
permettre de lire davantage. L’objectif de la campagne est de "faire de New
Vision un nom familier dans les foyers", explique Mme Kaija.
"Les écoles ougandaises manquent de matériel de lecture", affirme-t-elle, si
bien que cette campagne "soutient le système éducatif national en offrant
aux enseignants la possibilité d’utiliser le journal comme outil
pédagogique".
"Nous espérons toutefois qu’à long terme nous pourrons nous associer à des
annonceurs pour atteindre des écoles plus défavorisées. Nous avons observé
jusqu’ici que les écoles les plus pauvres ne pouvaient pas se permettre
d’acheter le journal à moitié prix", déplore Mme Kaija.





