Attirer et fidéliser un lectorat jeune permet au journal d’obtenir des résultats sur le long terme. "Un lectorat fidélisé est toujours rentable économiquement, aujourd’hui ou demain. Il faut simplement avoir la patience d’attendre et le tirage augmentera", assure-t-il.
Disposer d’une équipe de jeunes journalistes permet au journal, qui existe depuis 1990 et est tiré à 1.000 exemplaires, de comprendre les préoccupations d’un jeune public, souligne M. N’Diaye.
La vie scolaire, les vacances, le sexe, la santé, la musique, le sport, la science, l’emploi sont des sujets susceptibles d’attirer un lectorat jeune, estime-t-il.
Mais parler de tous ces sujets ne suffit pas, selon lui : il faut savoir les encrer dans la réalité locale. Concernant les informations politiques ou économiques, par exemple, le journal veille à "montrer directement l’impact d’une économie faible ou forte, les conséquences d’une option politique ou d’une autre sur leur vie", explique-t-il.
Le journal doit remplir simultanément trois missions : couvrir les thèmes qui intéressent un lectorat jeune, ne pas perdre de vue le contexte local, et disposer d’une équipe de journalistes jeunes qui, par définition, a les mêmes préoccupations que son public, affirme M. N’Diaye.
Une autre façon d’encourager les jeunes est de leur offrir d’écrire eux-mêmes dans les journaux, conclue M. N’Diaye. Une façon de les rendre à la fois producteurs et lecteurs de l’information.





