"Il semble que les ventes de journaux ont augmenté légèrement, car les
parents des élèves achètent le journal de temps en temps pour voir les
choses qui intéressent leurs enfants", explique Mamadou Ndao, responsable
des programmes à l’Institut Panos, qui soutient ces activités.
Depuis qu’il soutient l’initiative de Sud Quotidien, l’Institut Panos a
décidé de publier un nouveau manuel scolaire pour la prochaine rentrée. "Ce
projet est né d’un constat : les livres d’école sont plutôt périmés
aujourd’hui et ne répondent plus aux besoins des élèves", affirme M. Ndao.
L’initiative de Sud Quotidien fait partie des activités du programme NIE (le
Journal à l’Ecole). Le journal offre non seulement des abonnements gratuits
à l’école primaire de Dakar, mais il envoie ses journalistes sur place. "A
la demande de l’école, pour certaines éditions ou si un sujet semble
important, l’auteur de l’article vient à l’école pour répondre aux questions
des enfants", indique M. Ndao.
"Les élèves font un rapport sur sa visite. Cette espèce de rupture
pédagogique nous permet d’approcher des questions comme la montée de
l’intolérance aujourd’hui. L’information sert de prétexte au dialogue
social", poursuit-il.
Il faut davantage d’initiatives de ce genre, estime M. Mdao. "Les journaux
doivent jouer le jeu. Ils doivent permettre aux élèves de réaliser
régulièrement des pages dans leur publication. Cela renforcerait l’intérêt
du travail fait en classe. Cela valoriserait également à la fois les
journalistes aux yeux de leurs collègues, et les élèves aux yeux de leurs
camarades. Enfin, cela favoriserait le développement du projet",
dit-il.
Un autre journal sénégalais a récemment participé à ce type de projet NIE.
Le Matin aide en effet des élèves à produire leur propre journal, conclue M.
Ndao.





