"Nous publions un magazine sportif de 8 pages tous les samedis. En plus de
cela, nous consacrons chaque jour entre 3 et 4 pages au sport sur un total
de 48 pages", souligne Fred Waga, rédacteur sportif du Daily Nation.
Ce magazine sportif fait suite à une étude de marketing menée par le Daily
Nation l’an dernier, qui a révélé que les lecteurs souhaitaient davantage de
nouvelles sportives, en particulier le week-end.
"Nous avons complètement réorganisé le journal en fait ; mais le plus grand
changement a été l’introduction du magazine sportif. Les lecteurs
réclamaient plus de sports en général, mais surtout le week-end,
probablement parce qu’ils ont plus de temps pour lire le journal à ce
moment-là", explique M. Waga.
Le magazine sportif emploie 4 personnes à plein temps, ainsi que 17
journalistes free-lance à travers le pays. Il reprend également des
informations sur l’actualité sportive internationale provenant des agences
de presse étrangères.
Le principal sujet du supplément sportif est naturellement le football. Mais
lors de toute rencontre sportive importante, le journal publie à la fois des
articles sur la rencontre proprement dit ainsi que des articles sous forme
d’encadrés qui traitent de l’événement sous différents angles.
"Les Kenyans ont toujours été très intéressés par la politique, et cela
est également vrai également en ce qui concerne le sport : lorsque la
politique et la stratégie d’un sport ou bien un événement sportif sont
intéressants, ils veulent en savoir plus."
Toutefois, Waga considère que le rôle d’un supplément sportif est avant tout
de distraire et d’informer. Contrairement à ce qui se passe en Europe, le
rôle d’information est essentiel : car si les Européens peuvent suivre le
sport à la télévision, la plupart des Kenyans trouvent leurs informations
dans les journaux.
Le sport peut cependant jouer un rôle très important dans un journal
européen également. Le quotidien français Le Parisien estime ainsi que les
informations sportives ont contribué à augmenter son lectorat global.
Selon Le Parisien, la section consacrée au sport devrait non seulement
distraire les lecteurs, mais aussi les unir. Le sport peut contribuer à
rajeunir le journal et à renforcer son identité. Comme le Daily Nation, Le
Parisien consacre entre 40 à 50 pour cent de sa couverture sportive au
football. Mais il se dit prêt à couvrir n’importe quel domaine sportif dans
lequel la France serait bien placée.
Dans ses informations sportives, Le Parisien met l’accent sur l’aspect
humain plutôt que sur le côté technique. Il souhaite que le grand public
puisse s’identifier aux athlètes des deux sexes. Le journal parle à ses
lecteurs des choses qu’ils ne peuvent pas voir à la télévision en leur
faisant découvrir ce qui se passe en coulisses. En outre, le sport est
aujourd’hui présent chaque jour à la une du Parisien.
La seule grande catégorie de lecteurs que les informations sportives du
Parisien ne semblent pas intéresser sont les femmes. Toutes les études qu’il
a menées montrent en effet que le sport ne lui permet pas d’attirer de
nouvelles lectrices et qu’il se situe assez bas dans leurs centres
d’intérêt.





